Affichage des articles dont le libellé est A l'asso des projets ;). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est A l'asso des projets ;). Afficher tous les articles

vendredi 25 mars 2011

La Capitelle se greffe à l'Oeil Dormant et à La Petite Ourse !

« Œil Dormant » c'est le nom d'une greffe pratiquée en fin d'été ou en hiver. Elle permet de déposer un bourgeon sur un porte-greffe (au creux d'une entaille en T) afin qu'au printemps prochain, à la remontée de la sève, le porte-greffe redonne vie et fasse croître l'« œil dormant ». Mais en Ardèche, « l'œil dormant » c'est surtout le nom d'une association bien connue pour son travail d'identification et de valorisation des anciennes variétés fruitières. 
C'est à partir de 1995 qu'un groupe d'amateurs passionnés s'est mis en tête de sauvegarder et de faire revivre le patrimoine fruitier Ardéchois. 
La disparition en cours de l'activité fruitière, qui avait marqué fortement la région, justifiait pleinement d'entreprendre un travail d'investigation systématique sur tout ce qui existait encore d'un patrimoine variétal, riche et diversifié, et du savoir-faire des hommes qui l'avaient créé. 
Outre son action de recueil, l'association propose aussi de sauvegarder ce patrimoine en rajeunissant de vieux sujets, en recueillant des greffons ou en proposant des stages de greffe et de restauration ; mais aussi de sensibiliser les diverses populations à la richesse de ce patrimoine et à inciter à préférer ces variétés adaptées aux pays, plutôt que de planter des variétés banales, dans leur vergers familiaux.

C'est lors de la fête annuelle de l'association, « la fête des Fruits Retrouvés d'Ardèche », tenue les 11 et 12 décembre 2010 à Saint Sernin, qu'une première rencontre s'est produite avec un membre de l'association La Capitelle. Depuis, plusieurs échanges ont permis de nous faire connaître une variété de pomme propre au secteur de Saint Montan, la pomme « verdau », petite et verte mais peu acide... y en aurait-il encore par chez nous ? Eh bien cela nous intéresserait beaucoup de le savoir ! C'est pour cette raison que, inspirée par la méthodologie suivie par l'« Oeil Dormant », l'association La Capitelle souhaite mener elle aussi l'enquête sur son territoire à savoir le sud-est de l'Ardèche, encore non exploré par l'"Oeil Dormant".

 Une petite équipe a commencé à rencontrer des personnes ressources du village et des alentours afin d'identifier les anciennes variétés fruitières (sûrement les mieux adaptées au terrain), leurs usages, leur culture et leur localisation. 
Que de choses à découvrir ! Et c'est si dense qu'il est difficile de tout retenir. C'est pourquoi, en partenariat avec l'association audiovisuelle La Petite Ourse (elle aussi domiciliée à Saint Montan !) nous avons fait le choix de filmer ces entretiens afin de rendre ainsi ces précieuses paroles éternelles ! 
En effet, le 4 janvier 2011, des membres de l'association La Capitelle assistaient à la projection d'un petit documentaire réalisé lors d'un atelier animé par La Petite Ourse ; des enfants interrogeaient des personnes âgées de Saint Montan sur leurs potagers, leurs techniques et leur passion... C'est en écoutant et en regardant leurs visages et leurs mains nous parler de la joie que leur procure cette activité que nous avons amorcé ce projet de vidéo. 
Le documentaire visualisé en janvier datait de 2003, et depuis certaines mémoires du village se sont éteintes... Il durait seulement 13 minutes mais il nous a laissé le sourire perché aux anges pendant plusieurs jours, et encore maintenant, il nous met en activité pour recueillir ces savoirs précieux afin de les perpétuer...

Si vous êtes proches de Saint Montan et que ce projet vous intéresse, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : apepr.stm[at]gmail.com

mercredi 9 février 2011

Les débuts du projet de réhabilitation des jardins

Le projet de remise en valeur des jardins de Coquillon est né lorsque Carole et Michael, membres de l'association La Capitelle, découvrent ces anciens jardins où autrefois chaque famille du village avait son lopin de terre. Abandonnées depuis les années 1960, les parcelles ont été plantés en pins noirs, très demandés alors pour alimenter en rondins de galerie les bassins miniers des Cevennes. Depuis, l'arrêt de l'activité minière à entrainé une baisse de la demande de ces pins dont la gestion est devenue non rentable et la forêt secondaire (implantée par l'homme avec des essences non indigènes) s'est épaissie jusqu'à devenir impénétrable, enfouissant les murets, faisant exploser les canaux d'irrigation... les jardins tombaient dans l'oubli...

La tâche à laquelle s'attèle la petite équipe de l'association n’est donc pas simple, la colline est morcelée à l’extrême et il faut, avant toute chose, prendre contact avec chacun des propriétaires de ces multiples parcelles. Le cadastre n’est pas toujours à jour mais par ricochets téléphoniques et en interrogeant les mémoires du village l'association établit un premier fichier, contacte les propriétaires et leur propose de signer une convention avec l’association, afin de proposer les parcelles à des candidats jardiniers. La mairie de Saint Montan offre sa participation en établissant une convention avec l’association pour lui laisser la gestion des quelques parcelles en sa possession. 

Les premiers jardiniers s'attèlent à couper les branches, arracher les vieilles souches, curer les puits, nettoyer les chemins d'accès...

 
Tout le monde y met du sien : les brigades vertes de l'Ardèche d'abord, puis la mairie de Saint Montan épaule l'association en amorçant la réouverture de l'ancienne route de Valescure, chemin d'accès aux jardins. Stephan qui est bucheron indépendant travail sur sa parcelle et permet rapidement de rendre les jardins plus accessibles (quelle énergie !).
Débroussaillage par les brigades vertes, Mai 2007

Trois camps scouts sont également venu apporter leur soutien pour débroussailler les grandes parcelles centrales (Merci à eux !). 

Chantier scouts à Coquillon, juillet 2008
Petit à petit, au fil de l'arrivée des jardiniers sur les parcelles, le soleil vient à nouveau réchauffer le sol acidifié par la présence de nombreux pins, quelques pieds de tomates, de bons piques-niques et de plus en plus de randonneurs s'extasient à nouveau devant un tel paysage. Beaucoup de travail reste à faire mais l'entraide est là pour abattre les tâches les plus difficiles. A la manière des "minga" d'Amérique latine, des groupes de travailleurs se réunissent pour accomplir les tâches collectives... pourvu que ça dur ! Le verre de vin après l'effort n'en est que meilleur ! 


Parcelle 74 juste après débroussaillage, juillet 2010
Au jour d'aujourd'hui, 17 jardiniers s'occupent d'une bonne dizaine de jardins et d'autres parcelles sont disponibles pour de futurs candidats jardiniers.

L'association s'active et de nombreux projets sont en cours... de la réfection des canaux d'irrigation, à un sentier ludique autour puits en passant par un film sur la création d'un verger associatif conservatoire, le travail ne manque pas, l'enthousiasme non plus !